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Algérie-UE : Les premières conséquences de l'accord d'association

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27/09/2005 - Suite à l'accord UE-Algérie, les premières conséquences directes sur les prix se sont fait sentir : une certaine baisse à la grande joie des consommateurs algériens.

En effet, plus de 2.000 produits agricoles de large consommation en provenance des pays de l'UE, comme les pâtes alimentaires, la margarine, les jus de fruits, la bière, et les agrumes sont exonérés des droits de douane, ce qui a rendu leurs prix accessibles sur le marché algérien.

Par contre, les produits algériens qui seront mis sur le marché européen sont les dattes, les figues, les pommes et les oranges; et seront exonérés également des droits de douanes.

01/09/2005 - Le 1er septembre, l'accord d'association entre l'Algérie et l'Union européenne est entré en vigueur. Ceci va amener un démantèlement tarifaire et la suppression des droits de douane en Algérie pour environ 2 300 produits et nombre de matières premières entrant dans la composition de biens agro-industriels.

La suspension échelonnée des barrières douanières

D'ici à 12 années, l'ensemble des droits de douane seront annulés de façon définitive.

La suspension des barrières douanières se fera d'une manière graduelle suivant un échéancier établi entre l'Algérie et l'UE. Ainsi, et pour un premier temps, soit à partir de demain, les industriels nationaux ne payeront plus de taxes sur les matières premières importées fixées. Par contre, ils payeront seulement la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour des produits bruts qui sont au nombre de 2 076 sous-positions tarifaires. Ce qui devrait se traduire désormais par la baisse des prix de plusieurs produits algériens taxés auparavant entre 5 et 15% de droits de douane. A ce sujet, les producteurs déplorent l'absence des mesures de sauvegarde du marché algérien quant au flux de l'importation qui risque de mettre en péril leur production, surtout dans le secteur de l'agro-alimentaire, notamment celui de l'habillement dont les exportations chinoises inondent actuellement le marché national.

La préparation de l'Algérie pour cet accord

L’institution douanière algérienne a du se préparer afin de se mettre à niveau et a du créer les conditions nécessaires avant son application.

Mercredi 27 juillet, lors d’un séminaire organisé par l’institution douanière algérienne, le directeur général des douanes, M. Sid Ali Lebib, a indiqué que « l’administration douanière est bien consciente de cet enjeu et a déjà mis en œuvre des actions susceptibles de rendre plus efficace son intervention sur le terrain de la concurrence et du libre-échange. »

  • Des formations des douaniers sont en cours depuis trois mois et se poursuivront jusqu’au mois de septembre. «Le point sur lequel nous avons axé demeure la formation des agents pour une bonne application du contrôle», a insisté Sid Ali Lebib.
  • Un système informatique de la douane (SIGAD) a été mis en place comme gage de transparence dans la mise en œuvre de l’accord. Selon M. Lebib ce logiciel informatique va accélérer les procédures et évitera toute intervention manuelle. Il a lui-même déjà assisté à deux simulations montrant que ce système comprend un système de classification particulier de la marchandise : ce système permet en effet aux importateurs de savoir, le lendemain du dépôt de leur marchandise, s’ils sont concernés par la loi des contingents ou non.
  • Un dispositif pour une coopération en matière d’information entre les administrations économiques est également prévu dans l’accord. Cette coopération devrait même être informatisée au début de l’année 2006. Les douaniers pourront aussi informés de la valeur de la marchandise importée au préalable et avant même son arrivée.

Les avantages de cet accord pour l’Algérie sont donc :

  • l’élimination des taxes et droits sur les matières premières,
  • par conséquent, la mise en avant du produit algérien sur le marché européen, sans droits et taxes douanières,
  • la diminution des fausses déclarations sur l’origine des marchandises.

En conclusion, cet accord d'association avec l'UE profitera d'abord aux exportations algériennes, selon le patron des douanes algériennes. De nombreux produits agricoles et de pêche, entre autres, verront leur droits et taxes douaniers baisser jusqu'à 100%.



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