19/12 - Malgré les réserves de la France, le Conseil Européen accepte la candidature de la Macédoine à l’UE, sous certaines conditions : un débat sur les capacités de Skopje à faire certaines réformes, sera organisé.
C’est au vu des efforts faits depuis son indépendance depuis 1991 que cette candidature a été validée.
Le premier ministre Vlado Buckovski s’est félicité de cette première victoire en déclarant : « Nous avons eu notre visa sur les chemins de l’Europe, la Macédoine quitte enfin la route pavée des Balkans pour prendre l’autoroute de l’Europe » « Nous savons maintenant que nous avons des amis au cœur de l’Europe »
C’est maintenant la porte ouverte à l’ensemble des Balkans, seule la Slovénie a rejoint l’Ue. La Roumanie et la Bulgarie sont prévues pour 2007, quand à la Croatie déjà candidate, pourrait adhérer dès 2008 ou 2009.
15/12 - Lors d'une réunion avec ses homologues européens à Bruxelles, le ministre français des Affaires étrangères a refusé d'octroyer à la Macédoine le statut de pays candidat.
La grande majorité des Vingt-Cinq se sont prononcés pour la candidature de Skopje. Mais la France paraît bien isolée !
Le cas de la Macédoine sera donc abordé au prochain sommet européen en mars 2006.
Paris souhaite ainsi ouvrir un véritable débat de fond sur la question de l'élargissement de l'Europe; La France devrait proposer, à la fin de cette semaine, aux dirigeants de l'UE de procéder, début 2006, à un débat sur les frontières de l'Union avant d'envisager de nouveaux élargissements.
Le débat de fond porterait sur :
- les frontières extérieures de l'Union,
- les enjeux,
- les conditions,
- le financement des futurs élargissements.
La France hésite à donner le feu vert à la Macédoine en raison des divisions actuelles sur le budget de l'UE, et de l'opposition d'une grande partie de l'opinion publique des pays-membres à un nouvel élargissement.
La Macédoine risque donc d'être victime de la crise européenne lors du sommet des 25 qui se prononcera vendredi sur sa candidature à l'UE.
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