28/07/06 - Temps mort pour le cycle de DOHA - Pascal LAMY a annoncé le gel des négociations du Cycle de Doha sur la libéralisation des échanges commerciaux.
Après d'ultimes tentatives de le sortir de plusieurs mois de crise, les six principaux acteurs des discussions (États-Unis, Union européenne, Brésil, Inde, Australie et Japon) ont conclu à Genève le 24/07 à la faillite du processus démarré il y a près de cinq ans.
Les négociations sont suspendues: “Aujourd'hui, il n'y a que des perdants” a déclaré Pascal LAMY.
03/07/06 - Sursis d'un mois pour DOHA - Les Ministres n'ont pas pu réduire leurs divergences au sujet des “modalités” ou accords modèles nécessaires pour compiler les abaissements détaillés des droits de douane et des subventions à l'agriculture, et les Membres ont demandé au Directeur général, M. Pascal Lamy, de s'efforcer de trouver un compromis “dès que possible”. Les Membres pensaient comme lui que les négociations se trouvaient dans une situation de crise.
Sans rapprochement d'ici à la fin juillet sur les modalités chiffrées des droits de douane agricoles et sur les produits industriels, il sera impossible techniquement de boucler l'ensemble des dossiers à la fin de l'année, selon le directeur général de l'OMC Pascal Lamy.
27/06/06 - La dernière chance du cycle de DOHA. Les 149 membres de l'OMC vont se réunir à partir du 28/06 afin de résoudre un « triangle infernal » qui oppose les Etats-Unis, l'Union européenne et lespays émergents du G20 à propos de l'agriculture.
Les Ministres et les chefs de délégation se réuniront en effet à Genève du 28 juin au 2 juillet pour des négociations intensives sur des accords modèles, connus sous le nom de 'modalités', pour le commerce des produits agricoles et industriels.
Des efforts à faire de tous les côtés !
- Du côté de l'UE, Bruxelles a proposé une baisse de 46% des droits de douane sur les produits agricoles, une offre jugée insuffisante par les Etats-Unis, qui réclament 60%.
- Les Etats-Unis doivent faire un effort sur la réduction des subventions à l'agriculture.
- Les pays émergents du G20, avec le Brésil, l'Inde et la Chine, doivent quant à eux faire un effort sur les droits de douanes dans l'industrie.
Pascal Lamy, le directeur général de l'OMC n'exclut pas "le risque d'un échec". "Nous recevons des signaux de flexibilité politique de la part des Européens et des Américains ; ce sont des propos généraux mais aucune proposition précise n'est encore sur la table", estime le Français.
Reste à espérer que les différentes délégations soient enfin prêtes à bouger pour débloquer les négociations du cycle de DOHA qui piétine depuis quatre ans et demi.
17/05/06 - Lors d'une réunion du Conseil général de l'OMC lundi 15 mai, M. Lamy a déclaré devant les participants : "Nous pouvons nous mettre d'accord, j'en suis convaincu, mais le travail à fournir reste très ardu...Comme nous le savons, en regardant les développements autour de nous, les enjeux sont trop grands pour nous permettre d'échouer". Il reste convaincu que les membres de l'Organisation pourraient conclure avant la mi-juin un accord sur les modalités pour les négociations commerciales multilatérales dans le cadre du cycle de Doha.
03/05/06 - Le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Pascal Lamy a fortement invité lundi les pays membres à redoubler d'efforts pour sortir de l'impasse. "Je ne pense pas que nous ayons perdu l'occasion de faire des progrès mais nous n'avons vraiment plus de temps à perdre", a-t-il déclaré devant les représentants des pays membres au siège de l'OMC en Suisse. "C'est une déception mais pas encore un désastre", a plaidé M. Lamy, pour qui les pays membres doivent impérativement "transformer cette déception en détermination". "L'essentiel désormais, a-t-il affirmé, est de faire des progrès significatifs sur les questions essentielles aussi vite que possible, de façon à trouver un accord rapidement sur les modalités" en agriculture et dans les produits industriels. "C'est maintenant une question de semaines et non de mois", a-t-il ajouté.
La session de négociations sur l'agriculture la semaine dernière n'a pas permis de faire des progrès. Le groupe des pays du G20 (mené par le Brésil, la Chine et l'Inde) se déclare déterminé à obtenir un accord sur les réductions des droits de douane agricoles avant l'été.
24/04/06 - Echéance repoussée faute d'accord ! "Il apparaît désormais de plus en plus évident qu'un accord ne peut plus être préparé pour la fin avril. La convergence des différentes positions ne pourra être atteinte d'ici la fin avril", a déclaré, vendredi 21 avril à Helsinki, le commissaire européen au commerce, Peter Mandelson, à propos de l'objectif fixé pour un accord sur la baisse des droits de douane.
"On doit maintenant reconsidérer l'opportunité de convoquer une nouvelle réunion ministérielle pour un accord dont on sait qu'il ne sera pas conclu à temps". Celle-ci aura lieu prochaninement à Genève. Peter Mandelson a également accusé les Etats-Unis de " manquer de réalisme" et de ne pas faire assez de concessions. Il a rappelé qu'il restait possible de clore le cycle cette année si Washington faisait une proposition comparable à celle de l'UE sur les subventions agricoles et si les pays émergents acceptent de faire des efforts sur les droits de douane.
Réponse immédiate du porte parole du représentant américain pour le commerce : «la Commission européenne est douée pour les discours, les conférences de presse et les accusations. Nous aimerions qu’elle consacre la même énergie pour faire de ces négociations un succès».
L'échéance du 30 avril avait été fixée par les Etats membres de l'OMC lors de leur conférence ministérielle de Hongkong en décembre dernier, dans le cadre des négociations lancées en 2001 à Doha, au Qatar.
18/04/06 - Les membres de l'OMC sont censés s'accorder d'ici le 30 avril sur la manière de baisser les subventions et les droits de douane dans l'agriculture.
Pascal Lamy, directeur général de l'OMC, a reconnu qu'il serait difficile de s'entendre à temps sur les échanges de produits agricoles et industriels, étape cruciale vers un accord commercial global. "Les négociations se trouvent à un stade avancé; ça bouge, mais ça ne bouge pas assez. Elles ne sont cependant pas bloquées et nous ne sommes pas dans une impasse", a dit Pascal Lamy au Rwanda la semaine dernière. Il a précisé qu'il prendrait une décision cette semaine.
Il s'est montré solidaire de la position africaine : "Les pays du nord doivent donner plus qu'ils ne prennent. Ce n'est pas toujours facile de convaincre le député américain moyen que les Etats-Unis doivent réduire leurs subventions pour en faire profiter l'Afrique", a-t-il expliqué.
Déclarations de la ministre française du Commerce extérieur, Christine Lagarde : "Je ne suis pas sûre qu'on arrive avant le 30 avril à avoir des modalités techniques, c'est-à-dire des propositions très spécifiques sur chacune des grandes catégories de produits et en agriculture et en produits industriels"..."D'un côté nous aurons je pense les Brésiliens qui vont bien finir par faire des propositions mais qui seront probablement tellement modestes qu'elles nous paraîtront insuffisantes, et nous allons faire pression sur eux"..."De l'autre côté, j'imagine que les Brésiliens et les Américains pour une partie du dossier considèreront que nous ne laissons pas un accès suffisant aux marchés agricoles".
Selon des experts, l'Afrique pourrait être la principale bénéficiaire d'un succès du cycle de Doha. Mais bon nombre d'Africains estiment que les négociations ont été pour l'instant trop lentes et ne prennent pas en compte les intérêts des plus pauvres.
Les Etats-Unis ont proposé de réduire de 60 % leurs subventions agricoles et de réduire de 55 % à 90 % leurs droits de douane si les autres pays ouvrent leurs marchés. Ils estiment qu'il sera difficile de maintenir leur offre de réduction de leurs subventions à l'agriculture et de leurs droits de douane lors des négociations commerciales de l'OMC sans geste d'ouverture significatif de la part des autres pays.
Les négociateurs agricoles doivent se réunir au siège de l'OMC à Genève du 18 au 21 avril pour préparer une rencontre à haut niveau entre les 149 pays la semaine suivante.
14/03/06 - Les négociations agricoles dans les choux ! La rencontre de six des principaux négociateurs, les 10 et 11 mars à Londres, n'a permis aucune avancée majeure du cycle de Doha. En effet, le G6 (composé des ministres du Commerce de l’Australie, du Brésil, des Etats-Unis, de l’Inde, du Japon et de l’UE) n’a pas réalisé d’avancées notables.
Avant la réunion, les Etats-Unis et l’UE avaient averti qu’ils ne présenteraient pas de nouvelle offre en matière agricole.
Les 149 pays membres de l’OMC ont ainsi jusqu’à fin avril pour parvenir à un accord sur le thème des droits de douane appliqués aux produits agricoles et industriels, thème qui oppose le Nord au Sud.
Les pays pauvres souhaitent que les pays développés réduisent leurs autres subventions et les droits de douane appliqués aux produits agricoles, mais le Nord exige la réciprocité pour les produits industriels et les services.
Les positions n'ont guère avancé depuis la conférence ministérielle de l'OMC à Hong Kong qui a convenu en décembre dernier d'éliminer les subventions aux exportations agricoles au plus tard en 2013.
Alors que le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson convient qu'aucune percée majeure n'a été accomplie, le représentant américain pour le Commerce, Rob Portman, se félicite : "La discussion a été très utile car nous avions des chiffres". Des simulations chiffrées viennent d'être calculées sur 1.200 produits pour étudier l'impact de baisses des droits de douane sur les échanges d'une dizaine de pays-clés, dont ceux du G6.
Une autre réunion du G6 pourrait être organisée début avril à New York pour tenter une nouvelle fois de débloquer les discussions.
06/03/06 - Le ministre japonais de l’Agriculture, Shoichi Nakagawa, était en France le 24 février, afin de s’entretenir avec ses homologues européens du dossier agricole, point sensible des négociations commerciales au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Il était également le 25 février au Salon international de l'agriculture. Il s'est longuement entretenu dans l'après-midi avec Dominique Bussereau, ministre français de l'Agriculture et de la Pêche.
Lors de cette visite, le ministre a également rencontré le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson afin de discuter activement avec les pays qui comme le Japon souhaitent protéger leur agriculture.
Les 149 pays membres de l’OMC se sont donnés jusqu’au 30 avril pour s’entendre sur la question de la baisse des droits de douane sur les produits agricoles, la plus délicate du cycle de négociations lancé en 2001 à Doha.
En effet, les grands pays exportateurs agricoles comme l’Australie, le Brésil et les Etats-Unis réclament une baisse des droits au Japon et à l’Union européenne. Mais en retour, les pays riches attendent des pays en développement un mouvement similaire pour faciliter l’accès à leurs marchés dans les secteurs des produits industriels et des services.
D’un autre côté, selon la ministre française du Commerce extérieur, Christine Lagarde, "les pays émergents, notamment les plus importants d’entre eux, comme la Chine, vont devoir offrir des concessions". Il est vrai que les discussions bloquent toujours sur plusieurs points comme par exemple :
- la baisse des droits de douane sur les produits agricoles,
- le niveau de réduction des subventions versées par les Etats-Unis à leurs exportateurs agricoles,
- la faiblesse des concessions des pays émergents en matière d’accès aux marchés industriels et de services.
23/09/05 - Le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson a promis jeudi 22/09 que les droits de douane sur tous les produits agricoles importés dans l'Union européenne seraient réduits, au terme des négociations du cycle de Doha engagées à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Les engagements de Peter Mandelson :
- Réduction des droits de douane sur tous les produits agricoles.
- Elimination définitive des subventions aux exportations agricoles. Plusieurs dates devraient être fixées pour les différents produits.
"Aucune ligne tarifaire ne restera intacte", a assuré M. Mandelson. Une élimination des subventions à l'exportation sur certains produits agricoles pourrait intervenir "dès la conclusion du cycle de Doha" . Négociation commencée à Doha en 2001, dont la conclusion était prévue initialement fin 2004, mais qui suite à l’échec de la conférence de Cancun se prolongera jusqu’à mi, voir fin 2006.
Washington réclame comme préalable que Bruxelles s'engage à réduire davantage ses droits de douane, tandis que les Européens demandent aux Américains de réduire les aides qu'ils versent à leurs producteurs.
De son côté Dominique Bussereau a dit lors de sa rencontre avec Mr Mike JOHANNS, le secrétaire à l’agriculture américain, que les baisses de droits de douane ne pourraient être acceptables pour la France et l’U.E. que si elles respectaient la limite fixée par les Etats membres au négociateur communautaire, soit une baisse maximale de 36%.
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