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La réforme de la politique sucrière

25/11/05 - Après 2 jours et demi de négociations à Bruxelles, les ministres de l'Agriculture de l'UE ont enfin trouvé un accord jeudi 24 novembre concernant la réforme de la politique sucrière communautaire.


Les objectifs de cette réforme :


  • La baisse du prix du sucre dans l'UE (de 36 % et non plus 39% en 4 ans),
  • La diminution de la production européenne de sucre, excédentaire,
  • La suppression à terme des subventions aux exportations.

Déclaration de la ministre de l'Agriculture britannique, Margaret Beckett, lors d'une conférence de presse : "C'est une réforme radicale, acquise après une négociation difficile et je suis convaincue qu'elle assurera un avenir durable au secteur du sucre en Europe". Les Etats membres ont approuvé le compromis "à une large majorité qualifiée". Seuls les Polonais, les Grecs et les Lettons ont refusé de souscrire au compromis final mais, trop peu nombreux, ils n'ont pu empêcher l'adoption de celui-ci. C'est aussi un succès pour la Commission européenne qui atteint ainsi son objectif de modifier en profondeur un régime sucrier vieux de quarante ans.


La réforme devrait entrer en vigueur à partir de 2006. Celle-ci était jugée indispensable par la plupart des Etats membres. Et ce d'autant plus que l'UE a été condamnée par l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour dumping à l'exportation de sucre. Les betteraviers (4% des agriculteurs de l'Union) et les fabricants de sucre ont eu le temps de se préparer.


En réduisant la production du sucre, la réforme votée va permettre de redistribuer les cartes au sein de l'Union en faveur des pays les plus compétitifs, comme la France.


A trois semaines de la réunion de l'OMC à Hong Kong, cet accord est le bienvenue pour les grands producteurs.



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